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mardi 6 novembre 2018

Un amour

Il y a beaucoup de sorte d'amour.

L'amour maternel, l'amour filial, l'amour qu'on porte à ceux qui ne partage pas notre sang mais c'est tout comme,  ... Il y en a tant.

Mais celui là...

Quant on les voit on se dit "Oui ça ne pouvait être qu'elle. Cette personne pour cet être. C'est évident". C'est ce qui m'a été donné de voir.

Un amour beau car simple. Sans fioriture. 
Un amour célébré autour d'un barbecue entouré de personnes aimantes et respirant la joie de vivre.
Un amour qui m'a fait abandonner toute dignité dès les premières notes de musiques de la cérémonie.
Un amour en robes et basquets blanches.
Un amour qui nous a fait danser sans nos soucier du regard de l'autre.

Un amour qui aura des hauts et des bas, c'est ce qui le rend véritable.
Un amour qui s'agrandira un jour autour de petites joues à bisous.
Un amour aussi fort que délicat à l'image de ces deux femmes qui le partagent.
Un amour généreux car rayonnant, irradiant ceux qui l'approche.

Je suis tellement heureuse que vous vous soyez trouvées.








Et je ne suis pas mécontente de me dire que vous ne mangerai plus jamais de M&M's sans penser l'une à l'autre ;-p 

jeudi 8 mars 2018

Mathou-Mata

Mon Mathou-Mata...

Notre petit dernier.
Un chien dans un corps de chat.
Une grosse boule de poils noirs qui nous a choisit, qui s'est mis à squatter notre terrain, puis le pas de notre porte et qui a force de persévérance a su nous convaincre.


Parfois on le regarde et on lui demande " c'était quoi ta vie avant?". 

On a pensé qu'il s'était perdu mais après multiples annonces, on a compris que non.
En le voyant si demandeur de papouilles on a pensé au décès de son précédent maître, peut-être une personne âgée, mais au vues de sa patience avec les enfants... non, ce ne devait pas être ça non plus. 
On a pensé à l'abandon d'un départ de vacances, beaucoup de choses nous le suggéraient mais rien ne le confirmait.
Jusqu'à samedi dernier...

En emmenant la Poupoune à la pêche, nous l' apercevons dans un champ au carrefour au bout de notre rue. Je me gare, ouvre ma porte et l'appelle. Évidemment il arrive en courant, se love dans mes bras avant de rejoindre la banquette arrière pour un petit tour en voiture.
Arrivés à l'étang, l' eau et gelée. Nous le laissons un moment seul dans la voiture, le temps de discuter.
Et c'est sur le trajet du retour, qui dure moins de 5 minutes, que nous l'entendons. Caché sous le siège, il pleure. Il pousse des miaulements à fendre l' âme. J'ai cru au début qu'il avait peur mais il a déjà fait de la voiture sans jamais se plaindre.

Au sortir de la voiture, il ne quitte pas mes bras. Il passera le week-end à la maison au lieu d'aller chasser comme à son habitude.

Mon homme a tout de suite compris:" Ben alors mon gros ça t'a rappelé de mauvais souvenirs?".
Maintenant on se doute de ce qu'était sa vie avant.
En tout cas on est sûrs de ce que sera sa vie avec nous.







mercredi 17 janvier 2018

Les petits mouchoirs

Ce soir je trie les petits mouchoirs.

Ma maman m'a donner un stock de vieux mouchoirs en tissus. Voilà un peu plus d'un an je crois que j'ai fais le choix de tendre vers le zéro déchet, donc ça s'inscrit bien dans cette démarche.

Voilà plusieurs années qu'ils dormaient au fond d'une armoire chez mes parents alors il a fallut les passer à la machine.

Et là, je tombe sur de petites pépites... Là ou le profane ne sent que l'odeur de la vieille poussière mélangée à celle de la lavande, je sens l'odeur de la madeleine de Proust.


Ma première découverte est un peu mélancolique.
Un beau R bleu brodé.
R.
C'est l'initial de mon pépé. C'était quelqu'un de très dur de nature. Le deuil de son dernier enfant l'a rembrumi encore. Il est partit le rejoindre en 2005.
Ce mouchoir ça m'évoque un nez semblable à celui de Galabru, une démarche dandinante à cause de l'embonpoint et de la vieillesse, la remise comme une caverne aux merveilles remplit du bric à vrac des puces et brocantes, le pilpil de blé, l'humour foireux et les jeux de mots qui nous prenaient à ma soeur et moi des années à comprendre, les parts énormes de brillat savarin, et la vieille camionette garée au fond à droite contre la grange dans la cours.
Qu'est ce que je fais? Je le donne à Mémé? Je ne sais pas, je vais déjà le faire sécher on verra bien après.


C'est en replongeant mes mains dans les carrés de tissus mouillés que je fais mes trois trouvailles suivantes.
Trois prénoms pour un seul nom de famille. Des étiquettes en tissus cousues, pour ne rien perdre en collo.
Mes cousins.
Et rien que d'écrire le mot COUSINS,je te jure, je souris.
Je suis à l'Aberg', je me cache sous le lit du grand avec les deux autres parce qu'on sait très bien qu'on avait pas le droit d'entrer dans sa chambre et de toucher à son amstrad et ses vinils d'ACDC, le plus jeune fait de supers dessins qui me fascines, on fait des randos en famille le dimanche et les deux derniers font les quatre cent coups, on va au ski et on y fête même mon anniversaire, on a beau lutter on s'endort sur le canapé en attendant le père Noël qu'eux ont vu dans le ciel mais pas moi et on grimpe sur le toit du garage du tonton Jack en jurant un peu plus tard qu'on ne s'en est pas approché.


Ce soir dans mon salon il y a une odeur de poussière ancienne, de lavande, et de petits nez qui reniflent parce que les graviers incrustés dans les genoux ça pique quant on met du rouge.





vendredi 24 mars 2017

Chaine contre la maladie

Un truc qui me gonfle sur mon réseau social préféré ce sont les chaînes du genre: partage si tu as quelqu'un qui lutte ou a lutté contre le cancer, ou commente et poste ce statut entier sur ton profil comme ça je saurai que tu es une vrai amie.
 
Sans déconner? Sinon quoi? Un baobab va me sortir des oreilles et je serai flagellée à coup de spaghettis cuits sur la place du village?
 
Alors déjà je pense qu'il y a d'autre moyen de faire le trie dans ses amis. Pour ma part, les vrais je les compte sur les doigts de la main et je 'ai pas à me poser la question. Je le sais, comme ils le savent. Au pire, le trie se fait tout seul le jour où un gros pépin survient. Ma meilleure amie sait que je l'aime profondément. Elle sait qu'on peut ne pas se téléphoner pendant 6 mois mais qu'au moindre problème l'autre sera là pour demander "Ok alors faut tuer qui?". Même si on a l'impression de ne s'appeler que pour se plaindre ou quand ça va mal, on sait que l'autre est là sans avoir besoin de lui faire lire un parpaing inintéressant.
 
Venons en maintenant à la chaîne "anti-cancer". Celle qui me met carrément hors de moi. De quel droit un de mes contacts peut-il me juger sur mon souhait de transmettre une chaîne débile ou non? Ils étaient où ces bien pensant quand mon père s'est coltiné des rayons et que j'ai pleuré toutes les larmes de me corps en m'imaginant bientôt orpheline? Si je ne partage pas, alors ça veut dire quoi? Que je ne suis pas contre le cancer donc pour? Mais qui peut bien être pour le cancer et même pour la maladie en général? Mis à part quelques fanatiques qui crieront que c'est une punition de Dieu, ou une mise à l'épreuve, AAAAARMAGEDOOOOON!!!!! Je m'égare, pardon. Bref, aucune personne saine d'esprit ne peut se déclarer pour la maladie. Comment être pour quelque chose qui frappe à l'aveugle. Pas de sexe, pas d'ethnie, pas de préférence sexuelle, pas d'âge, pas de religion. Tous logés à la même enseigne. Moi qui vient d'être faite présidente d'une association visant notamment à changer le regard sur la différence je peux m'estimer contente là c'est le cas. Pas de différence. La maladie frappe et c'est tout. Le copain de beuverie fan de foot, la copine artiste ascendanet écolo, le papi gâteux magicien, le cousin qui n'a pas toujours fait les bons choix.
 
Franchement, je trouve même que ces chaînes sont d'un manque total de respect envers les souffrants et leurs familles. On est proche du discours de reine de beauté "Je suis contre la famine dans le monde et contre la guerre...". Ben évidement. Comment une personne saine d'esprit pourrait être pour?
 
Tu veux soutenir la lutte contre le cancer? Contre le Sida? Contre la leucodistrophie? Contre ce que tu veux en fait? Et ben fait le au lieu de mettre une image à la con sur ton mur. Tu peux faire un don bien-sur mais tu as aussi le droit de ne pas avoir une tune. Alors sois là. Le jour où la copine d'enfance perd un parent à cause du crabe glisse lui un petit mot de soutien, même si ça fait 20 ans que tu ne l'as pas vu. Tricote, coud, créé des choses pour les enfants hospitalisés. Va acheter un bouquin à une foire aux livres pour financer le fauteuil roulant d'une gamine. Va courir ou marcher pour une autre assoc et si t'as pas envie vas juste boire un coup à la manifestation sportive organisée, c'est toujours ça. Demande à la dame à roulette si tu peux lui charger ses courses dans le coffe de sa voiture. On peut faire tellement sans même y passer beaucoup de temps.
 
Alors fait ce que tu veux. Arbore fièrement ton tee-shirt Dans les yeux de Milo, ton bracelet Des sourirs pour Noëlly, Vas emballer ou faire emballer des achats pour Cassandra, poste même la photo des 5 € que tu auras pû verser au Sidaction si tu veux mais pitié... arrête avec ces chaînes à la con.
 

mercredi 8 mars 2017

Le matin où j'ai pété un plomb

NB: CET ARTICLE A ÉTÉ RÉDIGÉ IL Y A PLUSIEURS MOIS MAIS JE NE LE PUBLIE QUE MAINTENANT.

Il y a des jours avec et des jours sans.
Ce matin c'est bien au delà de ça.

Ce matin j'ai juste envie de prendre ma voiture et de partir loin. D'aller voir l'océan pourquoi pas. N'importe où mais loin... et seule.

Je repense aux copines qui en bavaient avec leurs gamins. Je me rappelle leur avoir dit  qu'elles n'étaient pas des cas isolés et que ça passerait. Mais là ça n'aide pas. On est plus proche du burn out que du pétage de plombs.

J'ai l'impression de vivre avec les gamins qu'on voit dans super Nany. Je sais ce que c'est que d'avoir honte de ses enfants, honte de sois.

Et ben ça y est. C'est gagné. J'ai honte de moi. Au point que ce matin je leur ai hurlé dessus comme jamais je ne l'avais fait. Au point que j'ai couru m'enfermer dans ma chambre pour ne pas être violente.

Ce matin un jogging ne suffira pas à me vider la tête. J'ai 1000 choses à faire et voilà bientôt une heure que je suis assise à pleurer. Il faut que ça sorte.

J'ai beau me dire que c'est normal, que c'est une phase, je n'arrive pas à me convaincre. Je n'ai pas envie de parler ou d'être rassurée. J'ai envie de tout mettre sur pause.

dimanche 5 mars 2017

Réduire les déchets

Ce n'est un secret pour personne, je kiffe vivre au vert.

Vivre à la campagne nous apporte une qualité de vie que j'adore.
Je ne lance pas ici un débat ville contre campagne hein, j'avoue que je suis bien contente d'être à seulement 10 minutes d'une petite ville aussi. Simplement, je suis très heureuse de ce que le choix de vivre dans la Bresse jurassienne nous apporte.

Viande en cycle cours, légumes du jardin et du papy maraîcher du coin, nos poules pour les œufs, bac à compost, on ne jette pas on recycle bref,...
Bienvenue chez les Ingalls!


Nous ne nous revendiquons pas militants écolos, nous ne sommes pas non plus à fond dans le bio, mais je crois qu'il était assez logique que nous en arrivions à cette démarche.


Et si nous réduisions nos déchets?
Et si la poubelle grise ne prenait que rarement le frais?
Et si même la bleue subissait le même sort?
Ben oui mais on fait comment?
On commence par quoi?
Il faut longtemps pour aller loin?

 
Pffff ça nous parait proche de l'insurmontable...

 
Du coup on en parle (tu veux qu'on en parle Bob?)  autour de nous et on trouve des pistes.

"Ha mais ouais mais nous aussi on veut faire, on a vu chez une copine...". Ha? des pistes!

" On fait déjà, va voir les licornes de Franche Comté..." Heu? Mais moi je veux pas d'une corne au milieux du front hein... quoi que péter des paillettes c'est la classe... alors allons voir.
 

Et puis un jour, dans l'émission milles et une vie, débarque la famille presque zéro déchets. Et c'est une phrase qu'ils prononcent qui m'encourage.
 "Il suffit de prendre un produit après l'autre."
Ben ouais. Plutôt que de me triturer le cerveaux en ne sachant pas par quel côté empoigner mon problème, je vais commencer par un produit, puis un autre et on finira bien par trouver des alternatives. C'est là que nous nous sommes rendu compte que sur certains produits tous simples nous sommes vraiment mauvais élèves!

Pour le moment donc, nous nous lançons (parfois timidement) dans le "sans contenant". Nous avons voulu voir un peu comment réagiraient nos commerçants et nous sommes très content de leurs réactions.

FROMAGERIE
"Bonjour, avant de vous demander quoi que ce soit nous aimerions savoir si vous accepteriez de mettre les fromages dans nos boîtes... Le but c'est de ne pas avoir de déchet...
- Mais heuuu, je ne vous mets pas de sac mais je vous mets un papier autour quand même?
- Nan nan, vous me le mettez comme ça en vrac dans mon pot king size...
- Ben, on nous a jamais demandé. On t'a déjà demandé ça machine? Nan. Bon, je ne vois pas en quoi ça pose problème. Allez c'est d'accord!"

Ouffffffffffff première victoire de canard!
 

BOULANGERIE
"Bonjour! Je voudrais savoir, est ce que ça vous poserait problème de ne pas mettre de papier autour du pain ni de sachet pour les vienoiseries?
- Et mettre dans un sac en tissus?
-Oui?
- Ha mais bien sûr! Je suis largement pour! Les anciens ils faisaient bien comme ça!"

Wouhouuuu, j'aurais pas cru!
 

CAMION DE NOTRE BOUCHER CHARCUTIER PREFERE
"Salut L, dis j'aurais une demande que tu vas peut-être trouvé incongrue. Accepterais-tu de mettre ma commande dans les boites, plats, sacs que j'ai apporté?
- C'est à dire? Pas de sachet (nb, les siens sont compostables), pas de papier, pas de film plastique?
- C'est ça.
- Ha ba si tu as amené le nécessaire pas de soucis!
- Cool! C'est par ce qu'on essaye de réduire nos déchets.
- Tu sais si tous le monde fait comme toi, moi ça me va! T'imagines, les achats que je ferais en moins?!"

Trop bien!
 

Que du positif!

Comme quoi l'achat des bouquins de la famille zéro déchet était un bon investissement! Nous nous sentons moins paumés, et ça nous a donné du courage. On se rend compte qu' il faut oser demander. Quitte à passer pour des excentriques parfois, ce n'est pas grave. Mieux, ça peut entraîner la réflexion d'autres.
 
 
Alors pour ceux qui voudrait se lancer, je vous laisse deviner comment nous avons choisit de résoudre le problème des compotes en gourdes des classes de maternelles...
 
 

jeudi 1 décembre 2016

Calendrier de l'avent inversé

Ca y est, nous y sommes... le 1er décembre.

Qui dit premier jour de décembre dit première petite fenêtre du calendrier de l'avent. Hors ce matin précisément, ce fût le drame.
Le drame par ce que notre Crapouyon a cette nouvelle lubie de ne pas manger ce qu'il juge être brillant. Alors ça va des œufs de sa poule, aux clémentines en passant par un morceau bien particulier de saucisse de Morteau. Entendons nous bien, il refuse de manger ce qui brille mais nous interdit aussi de le faire. Il a quand même fallut bien 10 minutes pour sécher ses larmes pour "l'affaire du morceau de Morteau" (qui avait été coupé puis mangé par un tiers). Donc ce matin, Chouchounet a décidé que son calendrier de l'avent était brillant et que par conséquent il n'ouvrirait pas les cases et ne mangerait pas les chocolats. Evidemment interdit de le faire à sa place ou d'en faire don à quelqu'un... Après lui avoir fait remarquer que son lait dans le biberon était brillant, son petit gâteau aussi et après négociation digne du FBI (Note pour moi même: penser à cette possible reconversion) pendant 3 minutes, la case fût quand même ouverte et le chocolat mangé. Suite à cela bien entendu, malgré le fait de s'être levé un quart d'heure plus tôt, nous sommes arrivés en retard à l'école (sinon c'est pas drôle)!


Le petit dernier à maintenant 3 ans et demi (et pas 5 comme il le clame depuis hier midi) et la grande 9 ans. Depuis qu'ils sont petits j'essaye de les sensibiliser à la lutte contre la gaspillage, au partage et au don. Pour eux, il est normal de voir papa préparer des colis à donner aux restos du cœur.Ils m'ont déjà accompagné au don du sang. C'est une évidence de donner une partie des vêtements en bon état mais trop petits aux cousins, cousines et une autre partie à la croix rouge. Ils ont également pris l'habitude, une fois par an, de trier la salle de jeu. Ce qu'ils gardent, ce qu'ils jettent car fichus et irréparables et ce qu'ils vendent aux puces. Après les puces, le rituel est de donner à l'ALCG les invendus et de faire le tour pour se choisir une petite récompense.

Pour le Noël de cette année, le crapaud est assez grand pour comprendre que c'est une période de don et de partage. Hier soir, la pousspouss disait qu'elle aimerait bien voir les personnes à qui va ce que l'on donne. Il y a donc eu explication  de l'importance de rester discrets sur ce genres de choses. Nous lui avons expliqué que l'important c'est de donner, d'aider mais pas d'en tirer une quelconque gloire. Et puis "Mets toi à la place de quelqu'un qui est dans le besoin. Ce n'est déjà pas très drôle de faire la démarche de demander de l'aide, alors carrément donner de la main à la main cela peut être humiliant. ça produit l'inverse de ce que tu recherches donc.".




 
Cette année je n'ai eu vent (d'hiver qui s'en va sifflant soufflant dans les grands sapins verts) de l'idée des petits bonnets que trop tard donc, je verrai l'année prochaine. J'ai aussi une idée de tricot utile que je compte mettre en place en 2017 mais ça, nous en parlerons plus tard pour l'instant seule ma belle sœur est dans la confidence. Toutefois on nous a parlé du calendrier de l'avent inversé (ma belle sœur encore elle!). La grande et moi avons de suite trouvé l'idée géniale.


Le principe est super simple. Tout le monde connaît le calendrier de l'avent ou chaque matin on ouvre la petite fenêtre pour découvrir le chocolat ou la surprise. Et si au lieu de recevoir, nous donnions? Il suffit de:

_ Prendre une boîte, un carton, un panier, bref... ce qu'on veut. (J'ai dans l'idée de faire décorer ma boîte par le plus petit).

_ Chaque jours y glisser un objet. Ce peut être un jouet, un paquet de friandises, une brosse à dents, un joli savon, un livre, un vêtement, un bon d'achat bref... encore une fois... ce qu'on veut.

_ Clore la boîte le 25 décembre et en faire don à un organisme... celui que l'on veut toujours!


Je trouve cette démarche très chouette. La pepettouille aura le privilège de choisir l'organisme et là pour le coup, elle peut en parler à l'école, aux copines et transmettre l'idée. Franchement, ça ne prend pas de temps, pas ou peu d'argent et ça inculque une jolie valeur aux futurs adultes: la nécessité de donner, de partager et de recycler.

Alors?

Vous vous lancez?
 




mardi 15 novembre 2016

Géométrie 21



"-Maman, c'est quoi le dessin par terre là?
- Regardes bien. Qu'est ce que c'est?
- Un bonhomme dans un fauteuil roulant?
- Oui.
- Pourquoi? Ça veut dire quoi?
- Ça veut dire que ces places de parking sont réservées pour les personnes qui ont un handicap, tu sais ce que c'est?
- Nan,...?
- Un handicap c'est quelque chose qui gêne, ou qui embête. Par exemple, maman quant elle ne pouvait plus marcher avait un handicap. La copine de papi qui a un soucis aux jambes et doit souvent être en fauteuil c'est un handicap.
- La mémé aussi alors?
- Oui, c'est un bon exemple, la mémé aussi. Et des fois le handicap ne se voit pas. Il peut être dans le corps, dans la tête. Tu sais on en a déjà parlé, ton cousin M apprendra les mêmes choses que toi il saura faire pareil que toi mais ça lui prendra peut-être un peu plus de temps pour apprendre. Tu sais?
- Oui par ce qu'il a la géométrie!"


J'adore ce gamin!



vendredi 23 septembre 2016

Le tableau de récompenses



Voilà déjà quelque temps que les punitions ne marchent pas.


Pour ce qui est de la poupoune qui a maintenant 9 ans (pré-ado agaçante) même pas la peine de parler du coin. Qui plus est, ça ne colle pas non plus à mes attentes. La priver de copines pendant une durée définie ça marche pour une grosse boulette mais pour les petits efforts quotidiens ce n'est pas du tout approprié. Par exemple, je me suis déjà mise en grève de machine à laver pour l'obliger à mettre son linge salle à la corbeille mais ça a échoué. Avouons aussi que répéter 15 fois par jour la même chose me fatigue, m'énerve et tout ça dans le vent.

Le cas de chouchounet est différent. Maintenant 3 ans et demi, rentrée en maternelle, jamais eu de nounou puisque j'étais en congé parental donc découverte d'une autre forme d'autorité, d'autres règles et de la vie en collectivité. Premier jour d'école il échappe déjà à "la chaise qui calme" de peu. Refus de dessiner un bonhomme, tentative d' effacement de l'aide proposée et usage de faux "nan, papa il a dit pas besoin, on dessine pas de bonhomme"... Comme dit le maître "il et aussi intelligent que sa sœur mais en plus speed. La grande était minutieuse, lui il fait, il montre qu'il a comprit et il faut passer à autre chose". En gros suspicion de précocité comme sa sœur. Par contre pour ce qui est de repousser fortement, de jeter du sable ou de taper... Être punit devant ses copains par le maître ça marche encore pas mal, par conte la chaise qui calme à la maison n'a pas grand effet.


Je devais donc trouver quelque chose qui marche pour mes deux loupiots sans avoir les mêmes attentes pour l'un et l'autre.

Puisque le bâton ne marche pas, essayons la carotte.

J'ai donc investit dans un tableau magnétique, des magnets étoiles (vendu ensemble sur amazon) et des magnets bonhomme vert / jaune /rouge.

Le tableau des récompenses a donc pris place dans la cuisine.




La grande a le système étoiles.
Nous définissons ensemble un objectif et un nombre d'étoiles pour y parvenir. Pour le moment nous avons définit 22 étoiles en échanges de places de concert. Ça la motive pas mal. Par exemple elle lit des histoires à son frère sans que je lui demande, elle mange un peu mieux à table, elle range son linge.

Le petit a le système bonhomme couleur
Très bien bonhomme vert, bof bonhomme jaune, pas bien bonhomme rouge. Il a plus besoin que ça sœur de voir quand ça ne va pas et ce qui ne va pas. et ça lui permet aussi de voir l'évolution des choses. Donc lui choisit une récompenses pour le week-end et s'il a plus de vert que de rouge c'est gagné. Pour le moment c'est efficace. Comportement bon à l'école, et efforts à la maison. Par exemple "t'as vu maman je vais au bain sans ronchonner, j'aurai un bonhomme vert?", ben tu m'étonne pas la peine de te courir après c'est cool. Et c'est instructif pour nous aussi. On se rend compte que les soucis arrivent surtout le jeudi, jour ou il est crevé du fait de cette superbe réforme du temps scolaire...


Bref, j'étais septique mais pour le moment ça marche alors... Et puis ça me permets aussi de moins râler, hurler, m'énerver c'est un aspect intéressant quand même!


mardi 28 juin 2016

Je te demande pardon

Parfois ça peut faire mal d'être maman.
Réellement.
Physiquement et émotionellement.


Ceux qui me connaissent vous le diront, j'ai un seuil de tolérance assez élevé quant aux attaques personnelles et autres vacheries. Il y a pourtant un terrain sur lequel il ne faut pas s'aventurer avec moi: mes enfants. Du moment où on s'en prend à mes minimois je montre les crocs.



Il y a quelque temps j'ai été amenée à me poser pas mal de questions. Aurais-je fais de ma grande un bourreau? Le genre de pestes que je détestais étant petite? Je sais qu'elle a un caractère très fort. Je sais qu'elle fait difficilement des concessions. Je suis très bien placée pour savoir qu'elle n'est pas facile à vivre. Cependant j'ai toujours fais en sorte qu'elle applique certaines valeurs importantes pour moi. Prendre soin des plus vulnérables. Être honnête, intègre. Respecter une parole donnée. Accorder plus d' attention aux qualités qu'aux défauts des autres.



Alors quant on vient l'accuser de tout les maux de la terre... Quant on semble croire que les autres n'ont rien à se reprocher... Quant on vient me dire comment l' élever... Quant leurs oies blanches se sont déjà confiées à moi...

J'ai été tentée de leur cracher au visage qu'avant de faire le ménage chez les autres on balaye devant sa porte. Ça  bouillonnait dans mon corps et je voulais blesser autant qu'on me blessait.


 J'ai serré les dents.

Par amour, par soucis de donner l'exemple, par désir de rester digne de confiance.

J'ai serré les dents

 Peut être que je vieillis? Je ne sais pas.


 Je n'ai pas fait de grand déballage mais je l'ai défendue. Je m'en voulais. D'avoir trop attendu. De ne pas avoir cru à ce qu'elle me racontait. D'avoir pris ça pour des enfantillages et de ne pas avoir compris que même si ça en était, ma fille avait besoin de moi. J'ai culpabilisé de ne pas l'avoir entendu. On me l'a présenté comme un bourreau alors que les semaines précédentes me la présentaient en victime. J'exècre tellement les parents qui défendent mordicus leurs bambins même quant ils ont tord, et j'ai tellement minimisé les choses que je n'ai pas cru ma propre fille. Je me disais, elle en rajoute, elle fait d'un grain de sable une montagne, elle a la larme facile.




Qui n'a pas entendu, après l'annonce d'un suicide, cette remarque débile qui ne sert qu'à culpabiliser les endeuillés: "Mais personne n'a rien vu?". J'ai repensé à Nora Fraisse, à sa Mayon. J'ai ressortit son bouquin de la bibliothèque. C'est si simple et si rapide de passer à côté des signes.


J'ai soupiré de soulagement, consciente de la chance que j'ai.

Ce soir là je me suis promis d'être plus attentive.


Ce soir là j'ai demandé pardon à ma fille.

Qu'est ce que ça peut me faire?


En traînant sur Facebook, je trouve l'employée de magasin préférée de mon Crapouyon. Celle qu'il appelle "ma copine", celle qu'il cherche du regard dès son entrée, celle dont il demande si elle est là à ses collègues, celle qui a toujours un mot sympa, qui n'est pas prise de tête et que j'apprécie car elle a toujours un petit truc marrant à raconter.

Je découvre alors que la demoiselle est lesbienne. 
En couple avec une jolie jeune fille. 
Ce qui m'a surprise, c'est mon cheminement intérieur...

" Tiens... j'aurais pas cru. 
En fait si, ce n'est pas inconcevable quand j'y pense, mais je n'ai rien remarqué. 
C'est même pas que je n'ai pas remarqué c'est que je ne me suis même pas posé la question."

Finalement, je suis contente de constater que l'orientation sexuelle de tout à chacun n'importe pas. Ni à moi, ni à mes enfants, ni à mon entourage. Il y aura bien quelques lourdingues pour faire des allusions graveleuses j'en suis sûre mais ça me fait plaisir de voir que ce "critère" n'est plus pris en compte pour juger de la valeur humaine d'une personne. 

Qu'est ce que ça peut me faire qu'elle aime une femme?
 Rien.
Je ne l'apprécierai ni plus ni moins, par ce que ça ne me regarde pas.

Peu de temps après la tuerie d'Orlando, je suis contente de voir que plus en plus de monde résonne de la même façon.


lundi 11 avril 2016

Pardon mais il fallait que je la fasse!

Il y a des blagues débiles qui ne font faire rire que toi. Tu le sais... mais tu la fais quand même!

"-Alors comment ça va toi?
- Malade mais bon y a plus à pleindre.
- Et ta belle soeur! Ça y est? Elle a eut son petit?
- Oui oui.
- Les parents et le bébé vont bien?
- Oui, ho il y a juste eu une petite surprise en cadeau bonus
, mais ils vont bien.
- Ha?
- Oui en fait... Ben... on s'y fera hein... Il est roux!
- Hein?!...
- Rouquin. Une énorme touffe de cheveux roux.
- Heuuu...
- Mais nan je rigole! Il est juste trisomique!
- Haaaa ça va alo... ???... Attends... T'as dis quoi?
- Oui ho c'était une blague je pense qu'il sera blond comme la pousspouss...
- Ha ok...
- Et trisomique.
-Mais? ... Quoi?"



Oui j'avoues c'est puéril... et hilarant me concernant!

Voir la tête de la personne déçue, me croyant capable de sortir de telles ignominies c'est irrésistible!


lundi 21 mars 2016

Un neveu pas comme les autres



" "Milo est né vers 21h...
 Il va bien. 
Mais je soupçonne une trisomie :-( "



Les enfants et moi sommes chez mes parents, Kikinou est à l'armée. C'est le soir et je lis le SMS de ma belle soeur en marchant, trop contente de découvrir le prénom sur lequel j'avais parié. A la fin du message pourtant, ma voix à baissée, et je me retrouve assise dans le fauteuil, comme catapultée. Je relis le message par espoir d'avoir mal lu. 

Trois tonnes de questions me passent par la tête. Comment est ce possible avec le suivit qu'elle a eut? Comment va la soeur de mon chéri? Elle soupçonne mais ce n'est peut être rien. Le dicton comme quoi tout les bébés sont mignons n'est qu'un mythe. Je retrouve les photos des deux miens à la naissance et me concentre sur les yeux. Eux aussi avaient les yeux en allumettes alors...

Quand même... l'instint d'une maman trompe rarement. Alors si elle ne se trompe pas, je me dis qu'à la limite ce n'est pas le "pire" des handicaps. Que maintenant les personnes trisomiques ne sont plus laissées pour compte, qu'elles sont autonomes même, qu'une évolution est toujours possible. 

La pousspouss me presse aussi de questions. "Il va mourir? C'est quoi la trisomie? Et pourquoi ça tombe sur tata?". Nan, il ne va pas mourir Dieu merci. La trisomie et ben... Tu te rappelles de Georges dans le huitième jour? Et ben voilà. Pourquoi tata? J'en sais rien ma puce.

Sur le coup je trouve ça injuste pour elle. 
Elle a tellement galèré et attendu ce petit bout.
Elle a toujours voulu si profondément être mère... 
Et c'est ça qui me fait dire que finalement ce n'est  peut être pas un hasard. Pas un hasard si c'est avec cet homme qu' enfin sa grossesse est arrivée à terme. Pas un hasard si le bébé ne laissait pas voir son visage. Pas un hasard si elle obtient un enfant plus aimant encore que les autres.




Voilà maintenant que ce petit bonhomme à débarqué dans nos vies. Et qu'est ce que nous sommes fières! La pousspouss à apprit ce qu'est la trisomie, plus précisément. On en a parlé, on s'est documenté, on a dédramatisé. Le cousin, il est comme ça et pis c'est tout. "Et le premier qui se moque maman, je lui fait une prise de judo!". Ho mais ils y en aura ma puce. Des cons, il y en a partout. Il y en a pour se moquer de toi qui est maigre, comme il y en aura pour se moquer de tes cousines qui sont métisses, il y en aura pour se moquer de ton cousin qui est trisomique, il y en aura aussi pour se moquer de ton frère. On ne sait pas à quel sujet mais t'inquiètes... eux ils trouveront! Alors c'est à nous d'être au dessus de ça et d'expliquer.


Je ne savais pas comment expliquer à Chouchou... Pas encore 3 ans, c'est dur de faire comprendre. Il a déjà du mal à admettre que pour le moment c'est un bébé qui ne peut pas jouer aux voitures ou faire du quad avec lui alors... 
Et puis ce week-end aux puces j'ai trouvé un bouquin génial: "Un petit frère pas comme les autres" de Marie Hélène Delval. Je l'ai lu avec le petit et lui ai expliqué que Milo est comme Doudou-lapin... Je l'ai vu froncer les sourcils et se concentrer. A peine prononcé le mot fin que..." Encore maman. Encore Milo-lapin!". C'est bon, je crois que c'est compris.




La grande a donc emmené le bouquin à l' école ce matin, pour expliquer. 
Expliquer pourquoi aujourd'hui 21 mars, elle et ses copines ont deux chaussettes différentes. 
Expliquer que sans différence la vie serait fade.




mardi 19 janvier 2016

Ils m'ont vU, il ne me verront plUs!

S'il y a une chose que je ne tolère pas c'est qu'on remette en cause c'est mon honnêteté. Ceux qui me côtoient savent très bien ce qu'il en est.

Alors autant dire que là... je suis remontée. Contre mon Super U.

Il y a quelques mois, "suite à le recrudescences de chèques sans provisions", Monsieur U avait décidé de ne plus prendre les chèques au dessus de 120€. Déjà ça, ça me faisait copieusement suer. Nous n'avons qu'un chéquier sur notre compte joint et ne souhaitons pas avoir de carte de crédit sur ce compte. Alors je ne vois pas pourquoi je m'obligerais à en payer une. Pourquoi devrais-je payer pour les mauvais payeurs? Du coup, j'ai changé de crèmerie. Je fais le gros de mes courses chez Lidl et l'appoint en fin de semaine chez U. 



Aujourd'hui mes deux enfants sont malades. J'ai cependant de petites courses à faire, notamment de quoi leur faire une soupe. Je file chez U en essayant de faire le plus vite possible. Partant précipitamment, j'oublie mon porte feuille sur la table de la salle à manger. Je m'en aperçois à la caisse... Pas de carte U mais surtout aucune pièce d'identité. La caissière, qui me voit très régulièrement veux passer outre mais demande quand même à sa responsable pour ne pas se faire taper sur les doigts:

"Ben nan désolée, il faut refuser le payement.
- Pardon? Il n'y a pas d'autre solution?
-Si, on garde le cadi et vous faites l'aller retour pour aller chercher vos papiers.
- Excusez moi mais ça ne m'arrange pas, j'ai deux enfants malades à  la maison, j'aimerais rentrer rapidement...
- Ben moi non plus ça ne m'arrange pas, normalement je devrais refuser votre payement.
- Il n'y pas une solution? J'ai laissé mon portable à ma grande, passez moi un téléphone et elle vous donnera mon numéro de carte d'identité.
- Oui, on appelle."

Pendant le coup de fil, j'entend une caissière que nous connaissons dire à la responsable d'une vois estomaquée : "Nan mais la dame on la voit super souvent! Tu prends sa plaque d'immatriculation et puis voilà! On la connait!". Elle me lance un regard désolé.




Alors franchement, que la responsable applique les consignes je peux le comprendre. Qu'elle emploie un ton aussi sec que celui auquel j'ai eux droit... je n'en vois pas la nécessité mais bon... soit.

Mais bordel, ça commence à bien faire. Etre traitée comme une potentielle voleuse alors qu'on m'y voit une fois par semaine, que j'en laissais pour des pions chaque mois et que la plupart des membres du personnel connaissent même les prénoms et âges de mes enfants...



J'hésite à faire un courrier pour leur faire part de mon mécontentement... Pour leur expliquer que leurs employés sont adorables, toujours un mot gentil, toujours une petite marque d'attention, et que c'est ce qui me faisais les préférer aux concurrents, mais que franchement leur politique de payement face aux clients fidèles laisse à désirer. Une carte avec des points c'est une chose mais une marque de confiance face à ses derniers seraient beaucoup mieux. Je ne pense pas qu'il sera pris en compte, je ne vais donc pas perdre mon temps dans cette démarche.



Ils m'ont vu, ils ne me verrons plus!



mercredi 6 janvier 2016

2016

H a y eeeeest!

Finit 2015... Et j'ai envie de dire tant mieux. Si d'un point de vue personnel l'année n'a pas été catastrophique, elle n'a pas pour autant été super. D'un point de vue plus globale... Étant donnée la chierie ambiante en France, je crois que ça se passe de commentaire.


Bref, c'est le moment de passer à autre chose, en l'occurrence à 2016. Pour ma part je m'émerveille autant que je me désole de voir grandir mes loupiots. 

La grande se met à faire la cuisine, devient plus vampire que princesse, découvre les joies de la tablette et d'Internet...




Le petit est un vrai moulin à parole(oui je sais de qui il tient c'est bon), c'est un festival de "gommettes à caca", il se savonne et sort seul de son bain...










Que d'autonomie pour mes bébés! Et moi alors? Je sers à quoi?


2016 sera donc pour moi l'année que je ME  consacre. Je veux du changement, je veux de l'action. Cette année sera rock ou ne sera pas!





lundi 16 novembre 2015

Une minute de silence


Je me réveille heureuse de voir que le mal de tête qui m'a vrillé les temps toute la journée d'hier m'a enfin quitté.


Ce matin, j'ai envie de m'occuper de mes enfants. De jouer dans le bain avec le petit, de rire en lui courant après dans la maison alors qu'il est cul nu, j'ai envie de cette légèreté puérile.

Ce matin j'ai envie de repas en famille, de balade, de jeux. J'ai envie de revivre notre brunch le 25 octobre. J'ai envie d'appeler mon papa, comme ça, juste pour l'entendre. 

Ce matin j'ai envie de prendre des cours de Krav Maga, d'avoir un katana dans le dos, des dreadlocs et de me faire appeler Michonne.

Ce matin j'ai envie de me maquiller. Beaucoup. Trop. De m'habiller sexy, ou court, ou moulant, ou tout à la fois.

Ce matin j'ai envie de mettre de la musique. Du rock. Très fort.Très très fort. 

Ce matin je veux chanter la Marseillaise, le chant des partisans, Sad but True, fils de France et Fuck them all tout à la fois.



Ce matin je cours comme un poulet sans tête.
IL y a tellement de choses, dans cette tête, précisément...



Alors ce matin je me suis assise à même le sol, sur le pallier devant la chambre de ma fille. 
Par ce que ce matin, en rangeant le bouquin que je viens de finir, j'ai retrouvé "Matin brun" de Pavloff.
Putain ce texte devrait être obligatoire! Lu et expliqué dans les écoles, distribué dans toutes les boites aux lettres!


Mon café à un goût plus amer que d'habitude.

SMS... Allume une bougie... Fais passer la chaîne... Si je n'attendais pas des nouvelles du combat judiciaire d'un ami, je couperais mon portable.

BFM... Logo en berne avec un bandeau noir, mention édition spéciale, mention alerte info, mention "la riposte". Tentative de sensationnel avec peu ou pas d'info.
I télé... "(...) au Bataclan il y avait majoritairement des moins de 30 ans. On se remet plus facilement d'un traumatisme à 20 ans qu'à 70 ans(...)". !!!  Je préfère couper.

J'attrape ma tablette... Appel au soulèvement... Récupération politique... Confusion entre patriotisme et fascisme... De quoi me donner envie de résilier Internet.




Ce matin je siroterai mon café sur la terrasse derrière. Le soleil frais de novembre et les canards sauvages au bout du terrain sont bien plus intéressants.

Ce matin j'ai Besoin de reprendre mon souffle. De faire le trie dans toutes ces émotions qui se bousculent.


Ce matin,
 j'irai faire une minute de silence dans la cours de l'école.






dimanche 15 novembre 2015

Wait and see


Le vendredi soir, en général on se fait un gros apéro tous les quatre et on regarde l'émission "on n'est pas que des cobayes" sur France 5. Cette fois j'étais vraiment trop fatiguée. On a mangé chinois et je me suis endormi avec les enfants sur le canapé.
22h00 environ, je me réveille. Tiens, Kikinou à mis le foot. Il marmonne:

" - Ben nan... y a rien... ça joue...
- Hein?
- Il y a eut une fusillade au stade de France... mais ça joue là!
- ??? Il doit y avoir un décalage de quelques minutes."

Je suis dans les vapes. Je ne comprends pas ce qu'il raconte. Je monte coucher les enfants et redescends attraper mon bouquin pour lire quelques pages avant de dormir. Je jette un oeil à l'écran de télé...BFM... C'est quoi ce bordel? Mon amoureux est plongé le nez dans l'ordi. Je commence à comprendre. J'attrape ma tablette... facebook... twitter... Yahoo actu... Ce qui me vient en tête c'est: ça recommence! Je trouverai le lendemain une illustration de Damien Jouillerot qui colle impeccablement à cette réaction.




J'ai du mal à me coucher. J'étais si fatiguée et là... Les morts et les blessés augmentent. L'horreur prend de l'ampleur. Je suis presque honteuse de me mettre au lit.




Le lendemain matin, j'apprends comme chacun la, nouvelle. Du moins j'en prends la mesure.

La veille j'ai passé la journée à confectionner les déguisements de vache, de lapin et de prostipute pour la soirée d'anniversaire d'une copine. Euphorique, j'avais envoyé des mms de moi grimée en animaux de la ferme. J'étais à fond, baby sitter pour le petit, ça s'annonçait comme un moment épique.

Au moment de partir pourtant... je change 3 fois de tenues, je file mes collants, je baille... Ce soir on fait la fête pour K, on n'en parle pas. On boit, on rit, on chante, on danse, on vit. 
...
Je n'y arrive pas.

Je suis crevée, lessivée. Je sors de la salle pour trouver du réseau et vérifier que ma crapule n'a pas eut la peau de sa gardienne. 

On n'en parle pas... La pose clope semble être une zone exonérée. 
"- J'y ferais tout péter moi!
- Ouais ben moi je mets pas ma gamine à l'école lundi.
- Ton homme si il y va, faut qu'il tire dans le tas!"

J'ai pas envie d'en parler et surtout pas d'entendre de telles conneries.

 Ce soir ci j'aurais voulu oublier qu' effectivement on est en état d'urgence, que mon chéri est réserviste, qu'il y a de fortes chances qu'il soit appelé... Ma grande qui d'habitude râle au moment de rentrer demande à aller se coucher à minuit à peine. On a parlé ce matin. Sa journée n'en a pas été bouleversée et elle n'a pas semblé plus touchée que ça. C'est donc à ce moment que je réalise qu'elle avait les même attentes muettes que moi.

Deux heures du matin, je rentre. Je n'y arrive pas. Le coeur n'y est pas.




Ce matin je regarde les photos de profil FB se parer de bleu blanc rouge.

J'hésite. 

J'attends. 

Pour Charlie, les logos "je suis charlie" avaient remplacé les photos personnelles.  Il y avait ensuite eu récupération nauséabonde des politiques. Se posais alors les questions... A partir de quand puis je décemment remettre ma bobine à la place du message de solidarité? Est ce que ce sera mal perçu? Si je le retire, est ce que ça veut dire que je n'y pense plus, que je n'ai plus de peine?

J'attends. 

J'ose à peine espérer que ce ne sera pas de nouveau la fête du vomi chez nos têtes pensantes. "Vous avez-vu, c'est sa faute! Moi j'aurais pas fait comme ça. Et puis moi je suis le plus mieux bien!" STOP! Un peu de pudeur pour les endeuillés bordel!

On attend.

Le paquetage est presque près. Une lessive kaki sèche. On regarde de près les mails et les portables.

On attend.

J'ai de la peine. Je me dis que ça aurait put être le parrain de ma fille fan de rock, ou cet ami rentré en France depuis peu et en formation sur Panam ou encore ma cousine qui y vit avec son homme et son fils. J'ai de la peine mais je n'ai pas envie de rentrer dans la surenchère du deuil. Regardez comme je suis triste, en colère, etc... non. Je le vis à ma manière. Écrire m'a toujours apaisé.



Wait and see, disent-ils.







mercredi 4 novembre 2015

Un exemple pour l'autre

Il y a quatre ans déjà, nous déménagions.

La Pousspouss faisait sa rentrée en moyenne section dans une école différente et par le fait se faisait de nouveaux amis. C'est à cette même époque qu'elle a rencontré celle qui deviendrait sa meilleure amie. Le soucis étant que la dite meilleure amie à par la même occasion délaissé celle avec laquelle elle s'entendait le mieux l'année précédente.

Depuis, ma fille et la gamine se livre une guerre froide. Impossible de jouer les trois. Chacune essaye de s'attirer les faveurs de LA meilleure copine. Des histoires de filles quoi. Des gamineries auxquelles j'avais pour politique de ne pas prendre part. En maternelle déjà, la maman de la "concurrente" s'était permise d'y prendre part en disant à la best de jouer un peu plus avec sa fille. J'avais trouvé ça déplacé, voire ridicule et j'avais laissé couler.

Une dizaine de jours avant les vacances de Toussaint dernière, la maîtresse des trois filles m'avait avertie que cette fois l'histoire était allée assez loin pour que La Pousspouss mette une demi-heure à cesser de pleurer en classe et que pour la "rivale" n'arrive pas à faire ses devoirs la veille.

L'institutrice de ma fille est quelqu'un en qui j'ai confiance et dont j'approuve totalement les méthodes. Elle fait très attention au respect entre élèves, à la discrimination, au harcèlement scolaire. Elle ne serait pas intervenue dans ces histoires si cela n'avait pas eut une incidence sur la scolarité et le bien être des filles.


J'ai donc parlé avec ma fille. De ce qu'elle vivait, de l'amitié, de mes expériences en ce domaine. Les vacances sont arrivées, très bonne occasion pour faire un break et réfléchir aux solutions à envisager. 

La reprise de l'école est arrivée sans que nous en ayons reparlé.

Nous avons pour habitude, à table, de parler de notre journée. A son ton, à l'expression de son visage, je voyais que La Pousspouss ne disait pas tout...

"- Qu'est ce que tu ne me dit pas?
- Rien..
-Pousspouss?
- Bon OK, ce matin je suis allée la voir et je lui ai dit qu'il fallait qu'on fasse la paix. Je lui ai dit que je savais que ça lui faisait du mal que La Best soit ma meilleure amie. Je lui ai dit que je m'excusais par ce que je ne voulait pas lui faire du mal. Alors on s'est dit tout ce qu'on avait sur le coeur et on a décidé de faire des efforts pour s'entendre et pour jouer toutes les trois.
- Ha ouais? Qui a eut cette idée?
- Moi. 
- Waw! Je suis super fière de toi! Tu as eux une très bonne idée, une très bonne réaction. C'est une solution intelligente et vraiment, je te félicite!"

Sur ce coup, ma fille m'a scotché! Vraiment! Super fière qu'elle ait écouté ce que je lui avais raconté de mes déboires amicales et qu'elle s'en soit servit. A tout juste 8 ans, cette maturité m'a laissé comme un rond de flan! Je me la pète là hein? Oui! J'estime que j'ai le droit là! Comme quoi mon métier de maman peut être gratifiant!



Ce matin, en l'emmenant à l' école, c'est moi qui ai pris exemple sur elle.



Voilà quelques mois que les disputes des deux protagonistes s'étaient intensifiées. Hors les réactions de la maman d'en face m'avaient déçues. J'ai pris garde de ne jamais en parler devant ma fille mais il faut avouer ce qu'il faut avouer je trouvais que ça volait bas. Dire que ma fille avait "volé la meilleure amie de sa fille", prendre soin de ne pas inviter ma fille à l'anniversaire de la sienne alors que de notre côté nous tempérions les choses en l'invitant à chaque soufflage de bougie, ne pas répondre au Crapouyon qui testait ses premiers mots et finir par ne plus me dire bonjour alors qu'à la base nous nous faisions la bise... Je trouvais ça bien ridicule. Mais bon. J'en ai pris mon parti.

Et ce matin...

La voilà qui se pointe la bouche en coeur, me lance un grand bonjour et me cale une bise sur chaque joues! Me fait remarquer que le petit dernier à bien grandit dit donc...

Nan mais on est où là? On a quel âge?

J'avais une envie furieuse de me reculer, de l'envoyer péter... Je suis une fausse calme. Ceux qui me connaissent savent que je suis patiente, que j'intériorise beaucoup mais que quand ça pète mieux vaut se mettre à l'abri.

Et j'ai pensé à ma fille. A sa démarche dont je pouvais être fière. A moi de prendre exemple sur elle. J'ai juste répondu au bonjour, n'ai pas cherché à donner suite à la conversation mais suis restée dans les limites de la cordialité. Affaire close, j'ai mon opinion, je sais à quoi m'en tenir.



On a beaucoup à apprendre de nos bambins.



lundi 2 novembre 2015

Piégée dans le congé parental?

Un serpent qui se mort la queue.
C'est la situation que j'ai l'impression de vivre.



Mon congé parental arrivait comme une parenthèse nécessaire. Salutaire même! Et là j'ai l'impression que ce n'est pas une parenthèse mais un piège qui se referme.

Déjà, je trouve le terme de congé très mal choisit. Être maman à plein temps n'a rien d'une sinécure. A ce rôle s'ajoute celui de femme au foyer (épouse ou compagne si on préfère), tout en gardant tant bien que mal une vie sociale autre que la sortie au supermarché. 

Naïvement, je pensais qu'un deuxième enfant, passé le cap du premier, n'allait pas changer grand chose. Et pourtant... On ré-organise sa vie! Mes priorités ont complètement changées. Avec ma première, j'attachais une importance à mon travail que je ne trouve plus nécessaire.

Cette qualité de vie que nous a apporté ce congé parental m'est désormais beaucoup plus précieuse qu'un revenu plus élevé.

Cet été j'ai repoussé d'une année mon congé, ce afin de trouver un job plus en adéquations avec ma vie de famille. En effet, le poste qui m'attend l'été prochain me fera terminer au mieux à 22h30 tous les soirs de semaines, je n'aurai ni week-end, ni jour férié, ni vacance confortable (congé annualisés donc 2 mois et demi en hiver...) et un jour et demie de congé par semaine en haute saison 2 en basse saison.

Je me suis donc relancé dans la recherche d'emploi. J'en ai informé mon patron actuel qui semble comprendre, sa femme étant passée par là. J'avoue que ce n'est pas évident de se remettre complètement en question à 34 ans. S'interroger sur ce qu'on veut, ce qu'on ne veut plus, ce qu'on peut... S'il n'y avait que ça!

Passons sur les 3 réponses sur 36 candidatures envoyées. Quoi que... N'étant pas inscrite au Pôle emploi (puisqu'en congé parental tu en as déjà un d'emploi), je ne suis pas prioritaire, mes candidatures ne le sont pas non plus et mes employeurs futurs potentiels ne toucheront pas d'aide...

Bref. J'ai récemment trouvé un emploi. Pas le job de ma vie qui m'aurait fait siffler en travaillant mais qui avait le mérite de concilier avec ma vie de famille. Ce travail, je l'ai refusé.

Pas que je fasse la fine bouche, loin de là. Le soucis c'est que si je travaille, il me faut une nounou. Pas de crèche dans mon petit village, une garderie scolaire mais mon dernier n'a pas encore l'âge de faire sa première rentrée. 4 nounous dans mon village, pour 19 enfants qui feront leurs rentrée en même temps que le mien. Si on fait une croix sur l'ancienne nounou de la grande pour raisons persos, et sur une autre car surchargée... Ça en laisse deux... 

La première contactée ne peut pas le prendre maintenant. Soit. Mais alors quand? Comment savoir? Il faudrait que je lui dise combien de temps par jours et par semaines et pour ça il faut que je trouve un travail. Mais pas de travail sans nounou et pas de nounou sans travail... Le cercle vicieux! Je ne peux pas non plus me régler sur le métier de Kikinou puisqu'il travail d'équipe et qu'au moment de commencer le travail proposé il a apprit qu'il serait de nuit pour trois mois!

On m'a conseiller de le mettre chez une nounou dès que possible pour attaquer un travail aussi rapidement. Le détail qui a son importance c'est qu'en congé parental je n'ai droit à aucune aide de la CAF... Hé oui, puisque je suis en vacances justement pour élever mes enfants!


Voilà voilà... Ajoutez à cela la vision de glandeuse que porte la plupart des gens sur les personnes en congé parental qui me pèse et l'état psychologique pas terrible dans lequel je me trouve... Ben c'est un beau bordel ma vie! 

Ce serait à refaire je le referais. Mais je crois que je m'organiserais mieux dès le départ.



mardi 11 août 2015

Tu vas en faire une fiotte!

" Arrêtes, tu vas en faire une fiotte "
...
Ou
...
Comment me faire monter à 3000 tours en 2 secondes 30!
Le genre de remarques que je trouve à la fois dénuée d'intelligence, ringarde, vulgaire, misogyne et homophobe. Rien que ça oui!
Je suis en congé parental, mon fils passe donc le plus clair de son temps avec moi. Je trouve tout à fait logique qu'il m' imite. Même si c'est en mimant la pose de rouge à lèvres, où si ça le rend fière que je lui vernisse le petit doigt quand je fais les miens.
Où est le mal? Il a 2 ans! C'est une atteinte à sa virilité de petit garçon? Il ne peut pas adorer tout ce qui est motorisé et jouer avec les poussettes de sa soeur? D'ailleurs quand j'ai inscrite ma fille au judo on ne m'a pas dit "arrêtes tu vas en faire une goudou! "...
Et puis franchement, comme si je pouvais influencer son orientation sexuelle future! Je vais le rendre homosexuel? Pour moi l' homosexualité n'est pas une conséquence. Et quand bien même mon fils se révélait homosexuel je ne vois pas où serait le soucis. Je ne dis pas que je réagirais plus intelligemment qu' une autre, mais du moment qu'il soit heureux dans sa vie que ce soit avec un homme une femme ou un canari...
Si en faire une fiotte c'est en faire un mec équilibré, qui n'a pas honte de pousser une poussette, de passer l' aspi ou de cuisiner, un mec qui s'assume, alors je serai ravi du résultat!